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J.P. Morgan AM pointe la méconnaissance des Français sur l'investissement en actions
information fournie par Zonebourse 16/09/2026 à 14:38
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Les Français figurent parmi les plus gros épargnants d'Europe, mais leur préférence pour les placements à faible rendement pourrait peser à long terme sur la constitution de leur patrimoine et la préparation de leur retraite. C'est l'un des principaux enseignements du sondage commandité par J.P. Morgan Asset Management "De l'épargnant à l'investisseur : une opportunité pour la France".

Cette étude a été réalisée à partir d'un sondage indépendant mené par Opinium auprès de 2 000 Français sur leurs comportements d'épargne et d'investissement et leurs implications pour leur patrimoine, leur retraite et le financement de l'économie.

Les Français épargnent beaucoup, mais investissent peu

Avec un taux d'épargne représentant 18% de leur revenu disponible, contre 15% pour l'ensemble de l'Europe et 3% aux Etats-Unis, les ménages français disposent d'une capacité d'épargne particulièrement élevée.

Cette épargne reste cependant largement orientée vers des placements liquides. Interrogés sur leur épargne de moyen et long terme, hors épargne de précaution, 35% des Français déclarent détenir la majeure partie de leur épargne sur des comptes ou livrets, contre seulement 15% en actions .

Les données nationales confirment cette préférence. Les comptes, livrets et dépôts représentent près d'un tiers du patrimoine financier des ménages français, et près de la moitié de cette épargne (44%) est placée sur des produits réglementés tels que le Livret A ou le LDDS.

En intégrant également les fonds en euros à capital garanti de l'assurance-vie, près de la moitié (48%) du patrimoine financier des ménages français est ainsi détenue sur des comptes, livrets ou actifs à faible rendement.

A l'inverse, leur exposition directe et indirecte aux actions, via des fonds d'investissement, ne représente que 10% de leur patrimoine financier, un niveau très inférieur à la moyenne de la zone euro. Même en intégrant les supports en unités de compte de l'assurance-vie, l'exposition des ménages français aux actifs risqués n'atteint que 17%.

394 MdsEUR d'écart de valorisation depuis 2020

Cette allocation très prudente peut entraîner des conséquences importantes sur la valorisation de l'épargne à long terme. Depuis le début de l'année 2020, les ménages français ont ainsi placé 475 MdsEUR sur des comptes, livrets d'épargne et autres placements assimilés. Selon les calculs de J.P. Morgan Asset Management, ces 475 MdsEUR auraient atteint aujourd'hui 921 MdsEUR s'ils avaient été investis sur les marchés actions mondiaux . Placés sur un Livret A, ils atteignent 527 MdsEUR , soit une différence de valorisation de 394 MdsEUR sur six ans.

L'effet de l'inflation accentue également l'écart entre rendement nominal et progression réelle du pouvoir d'achat. L'étude montre ainsi que 100 EUR placés sur un Livret A début 2020 auraient atteint 111 EUR en valeur nominale à fin 2025, mais seulement 96 EUR une fois l'inflation prise en compte. Investis sur les marchés actions internationaux, ces mêmes 100 EUR auraient atteint 194 EUR en valeur nominale et 168 EUR en termes réels sur la même période.

Peur de perdre et manque de connaissances freinent le passage de l'épargne à l'investissement

La préférence des Français pour les supports d'épargne sécurisés tient en premier lieu à leur perception du risque. Près d'un tiers des personnes interrogées citant la peur de perdre de l'argent comme principal frein à l'investissement en actions.

Mais l'étude fait également apparaître un déficit de familiarité avec l'investissement : 42% des répondants déclarent n'avoir jamais envisagé d'investir en actions ou ne pas savoir comment s'y prendre .

Cette prudence s'accompagne d'une perception parfois erronée du potentiel de rendement des différentes classes d'actifs. Lorsqu'ils sont interrogés sur le placement susceptible d'offrir le meilleur rendement pour une épargne de long terme, les comptes ou livrets d'épargne reçoivent le plus de réponses (26%), et les actions sont loin derrière, citées par seulement 12% des Français.

"Les Français ont une forte capacité d'épargne, mais une part importante de leur patrimoine reste placée sur des supports liquides ou à faible rendement. Notre étude montre surtout un décalage entre leurs objectifs de long terme et la manière dont cette épargne est aujourd'hui investie. Le chiffre de 394 MdsEUR illustre l'écart de valorisation qui s'est créé depuis 2020 entre une épargne placée sur un Livret A et un investissement sur les marchés actions mondiaux. L'enjeu n'est évidemment pas de remettre en cause l'épargne de précaution, mais d'aider les épargnants à mieux diversifier leur patrimoine et à faire travailler davantage leur épargne de long terme, notamment pour préparer leur retraite", explique Lilia Peytavin, stratégiste des marchés mondiaux chez J.P. Morgan Asset Management.

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